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Une forteresse un peu trop animée.

Sujet: Une forteresse un peu trop animée. Lun 23 Aoû - 19:22
Namidakiel contemplait l'éphémérose qui glissait entre ses doigts, tel l'éclat d'un rêve, un rêve éphémère. Il était caché par le feuillage tutélaire de la forêt de Firiel, observant les faits et gestes des humains qui s'animaient mécaniquement à l'intérieur d'une petite forteresse. Qu'il devait être ennuyant d'être un soldat, un trouffion, un simple pion ! Revoilà l'idiot de tout à l'heure, celui à qui avait été donné l'ordre de ranger les armes ainsi que plusieurs corvées dont les autres étaient dispensés. Mais étrangement, c'est en raison de sa maladresse qu'il avait été choisi, bien étrange conception du travail qu'avaient ses humains... Une punition sans nul doute, qui pénalisait certes le petit troublion mais qui ralentissait également l'ensemble de l'armée ; car en plus d'être lent, l'individu causait toujours des ennuis si bien qu'il en était presque devenu divertissant malgré la monotonie de la mission. Le Gardien ne parvint pas pour autant à réprimer un soupir d'agacement.

~
Lorsqu'il était revenu au sein du village Thalion, confus mais surtout honteux, il avait commencé par voir son maître. Un maître qui en dépit de son sens de l'humour spécial mais omniprésent, n'en était pas moins redoutable tant par ses remarques que par ses bras. Kate avait ainsi commencé par se moquer de la faiblesse du Gardien, qui s'était "laissé" envoûter par un simple collier, avant que la situation ne s'envenime, toujours animée par la joie malsaine de l'Immortelle. Il avait même reçu un coup qu'il n'aurait pas même pu éviter si le chaos en son esprit autant que le remord n'avaient été aussi présent, tant l'attaque était précise et rapide. Et incontrôlée. Trop rigide qu'était Namidakiel, cela avait pour but de le provoquer et le ramener à la raison, réinsuffler en lui quelques bribes de combativité. Mais l'affliction du Gardien persistait et il avait été placé sur cette mission, une simple reconnaissance de cette forteresse humaine qui gagnait en importance. Par ailleurs, même si son maître l'avait tourné en ridicule, il n'en demeurait pas moins que le collier était un mystère qui allait être étudié. Ce qui soulageait quelque peu le Thalion...

~
De nouveau, Namidakiel posa ses yeux sur l'éphémérose qui ne le quittait plus depuis qu'il l'avait cueillie. La flore aux diaprures multicolores était si sublimement irisée qu'elle envoûtait tendrement son spectateur, tandis que sa voluptueuse fragrance apaisait son porteur. Un son suspect la fit résonner, et l'homme décida de la ranger. C'était la seconde fois en cinq jours que cela arrivait. Toutes les troupes rentraient à l'intérieur du fort, comme pour une réunion secrète en vue de quelques vilains desseins. Il semblait qu'un général fût arrivé il y a peu, mais le Gardien avait surtout appris leur routine.
Chaque homme se levait à l'aurore, sous peine d'avoir des corvées supplémentaires, et s'entraînait quelques heures avant de se regrouper pour un apprentissage collectif. Ensuite venait l'heure où il mangeait, puis une demi-heure relativement libre ; après quoi ils retournaient à un entraînement individuel mais organisé par groupe, mené par un entraîneur. Certains terminaient alors quelques temps plus tard alors que d'autres continuait jusqu'à bien plus tard. Tel était la routine des soldats, qui se regroupaient ensuite pour un dîner plus animé. Les autres civils étaient quant à eux enfermés, ou s'employaient librement à leur activité pour peu qu'ils soient un minimum zélés. Quelques gardes organisaient les unités mais il semblait y avoir un homme à la tête du fort - ou peut-être fût-ce de la région ? - qui possédait une autorité absolue.
Il était apparu une fois ou deux aux yeux du Thalion. L'homme était d'une taille moyenne, peu musclé comparé à certains gardes et pourtant plus puissant qu'eux. Il s'était entraîné contre trois de ces sentinelles et Namidakiel avait pu observer son art : des mouvements circulaires mais intelligemment enchaînés pour ne laisser nulle ouverture, couplés à une utilisation toute aussi rusée des mouvements et du corps de l'adversaire. Malgré son corps moins bien bâti que ses adversaires, il avait su les surpasser en force pure notamment en frappant là où les gardes ne pouvaient pas déployer toute leur puissance ou bien en attaquant d'un angle qui les déséquilibrait. Un guerrier puissant en somme mais victime des passions de son coeur. L'énerver le forcerait à se précipiter alors que profiter de sa présomption fièrement arborée le conduirait à baisser sa garde.

La taille de la forteresse était quant à elle petite mais savamment utilisée. Les dortoirs des soldats étaient réunis à l'est, juste à côté des cuisines et de la salle des repas ; de l'autre côté, à l'ouest, les artisans travaillaient avec acharnement pour préparer ou réparer armures et épées ; au nord se trouvait des civils chargés de récolter les ressources ; enfin au sud était le bâtiment dans lequel ils se réunissaient parfois, comme c'était le cas en ce moment...
Quelque chose semblait différent de d'habitude. Les hommes étaient trop vigoureux - exception faite pour le petit soldat à qui incombait toutes les sales corvées - pour un entraînement quotidien et quelque chose de spécial devait se préparer. Namidakiel avait ouï dire que la venue du général céans était récentes et certaines rumeurs prétendaient que les troupes allaient bouger mais rien n'était moins sûr sinon que le Gardien pourrait glaner d'autres informations en restant à l'écart. C'est pourquoi il avait redoublé de vigilance pour s'infiltrer une nuit, et avait entendu qu'un nouveau groupe de soldat approchait. Aussitôt, il était allé à leur rencontre et les avait espionnés dans le but de voler l'identité de l'un d'entre eux...

~
Grâce à un effort dont il se serait cru incapable, il était parvenu à mémoriser le nom de la plupart des 50 hommes qui arrivaient vers le fort, et n'attendaient que la de l'un d'entre eux pour le tuer et prendre sa place. Cependant il ne fallait pas oublier que certains avaient des affinités avec d'autres et que même s'ils ne semblaient pas se connaître auparavant, des liens avaient déjà été tissés et il fallait éviter de prendre la place de quelqu'un qui avait des amis. Or, véritable bénédiction, il en était un qui possédait toujours une capuche sur sa tête et ne parlait jamais. Médrégor. Tel était le seul mot qu'il avait employé, dans sa bavarde sagacité... Une victime de choix assurément.
Mais pour peu loquace qu'était le non-mort, il était également discipliné et ne semblait jamais vouloir quitter les rangs ; il allait falloir ruser... Usant et abusant d'images rémanentes et d'assauts subliminaux, il parvint finalement à attirer l'être qui se déplaçait timidement hors du groupe, avec assez d'intelligence pour ne pas être vu. Ou de stupidité. Dès qu'il fut hors du champ de vision des autres soldats, Namidakiel utilisa son grappin pour attirer le soldat et lui trancher la gorge. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'il vit une tête de tigre !
Cela n'avait plus d'importance à moins que quiconque fût au courant de son apparence, ce qui ne pouvait pas être le cas, l'être faisant partie de l'armée humaine. Puis remplaçant les affaires personnelles du mort dans sa sacoche par les siennes, le Gardien entreprit de retourner sans plus tarder auprès des autres. Une nouvelle idée germa de son esprit... Il prit la tête chimérique avec lui et retourna près des soldats, priant l'éphémérose que nul ne connût l'horreur qu'il était. Et par une chance incroyable, tel était le cas. Plus formidable encore, cette astuce lui avait permis d'obtenir des éloges de la part de l'homme qui menait ces renforts. L'infiltration commençait à merveille.
Laissant soigneusement ses affaires dans son sac, Namidakiel assistait aux entraînements en se fondant parfaitement dans le décor humain, comme s'il eût pu appartenir à un tel monde si les méandres de la Destinée eurent été différentes. Toutefois il n'y avait pas eu d'autres rassemblements et les journées passaient inutilement. Grâce à son dévouement ardant, il avait obtenu le rôle que tout autre aurait répugné : garder les alentours durant la nuit. Il était alors libre de ses mouvements et c'est ainsi qu'il avait demandé à un fils de Firiel, colombe fidèle à sa beauté éternelle, de ramener un message au camp thalion quelques jours plus tard. Il avait découvert que d'autres unités s'apprêtaient à rejoindre la forteresse et son commandant paraissait de plus en plus pressé, pressé de "montrer son talent" comme se plaisait à plaisanter les gardes lorsqu'ils parlaient de lui.
"Montrer ses talents" signifiait-il ses compétences d'entraîneur ou... De général ? Pourquoi chacun semblait vouloir accélérer les entraînements et était enjoué du rythme des évènements allant crescendo ? Se tramait-il quelque chose de grave dans cet ambiance si suave ? Toujours était-il que le Gardien risquait d'être découvert tôt ou tard, c'est pourquoi la tension montait petit à petit.

"Garnison renforcée. "évènement important". Renforts (humain) demandés. Risque de mouvement ennemi."
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Jeu 26 Aoû - 18:17
La veille, Hichino avait peiné à soigner le scorpion, ce qui lui avait valu une bonne grâce matinée. Vers l'heure où le soleil est à son zénith, le guérisseur était allé voir, comme il en avait eu l'intention, le maître alchimiste. Son passage avait duré quelques secondes, tout juste le temps de dire bonjour, prendre ce dont il avait besoin et repartir. Il paraissait évident que le Faucheur n'allait pas s'attarder, voire même justement s'arranger pour congédier son visiteur le plus rapidement possible. Tant mieux. Toujours était-il que sa nuit seule n'avait pas suffi à rendre au thalion la totalité de ses forces initiales. C'est donc en possession d'une besace à nouveau pleine que le petit homme vert retourna au temple, dans ses appartements.
Il se devait en effet de remercier aujourd'hui encore la déesse pour les dons qu'elle lui avait accordé malgré sa nature, et dont il faisait maintenant usage au quotidien en respectant son serment de ne plus voir personne gâcher sa vie inutilement. Après sa prière, il s'allongea sur sa couche et ferma les yeux. Quekques minutes plus tard, il s'endormit.

Le lendemin, à son réveil, le thalion perçut le soleil déjà haut dans le ciel. S'habillant rapidement avec une nouvelle tunique après avoir fait une rapide toilette, Hichino alla cueillir quelques fleurs saisonières pour les poser sur l'autel d'Alfera. Une fois n'étant pas coutume, il s'agenouilla et offrit à la grande créatrice un salut de meilleur qualité que la veille. Cela fait, il partagea son déjeuner avec son maître en discutant des banalités du villages ainsi que d'autres sujets plus sérieux.
Il n'en était qu'à sa seconde tasse de thé lorsque son maître le congédia sans crier garde. Surpris, le jeune prêtre sortit du temple en buvant à toute vitesse les restes contenus par la petite tasse en porcelaine.
Pressé, il trotinait presque. Guidé par une intuition qu'il savait bonne, l'adolescent aux cheveux de menthe s'aventura vers un petit coin excentré du centre du village. Cette même impression lui indiquait d'ailleurs qu'il n'était pas seul. Ainsi donc il allait avoir un compagnon ? Il ne fallut effectivement que peu de temps avant que le jeune homme apperçoive une masse sombre à ses côtés. Il en avait peu entendu parlé. De ce qu'il savait, c'était le disciple du Vieux Lynx. Quel genre de mission allait donc pouvoir nécessiter l'aide d'un guérisseur et d'un manieur d'armes de jet ? C'est alors que la source de l'intuition se fit voir à son tour. Une colombe ? Celles-ci étaient connues pour leur grande énergie d'une pureté peu souvent égalée, mais ce qui surpris Hichino fut le mot qu'elle tenait entre ses serres. Doucement, Hichino s'en empara et le lut à voix haute.

"Garnison renforcée. "évènement important". Renforts (humain) demandés. Risque de mouvement ennemi."

Il émit un petit rire moqueur avant de se tourner vers son compagnon de route. Il ne le connaissait vraiment pas en fait... Quelle tête étrange... Il se secoua la tête et cessa de divaguer.

"J'espère pour nous que tu disposes de talents de pisteurs, mon gars, parce que le bonhomme risque de se trouver sacrément dans le pétrin ! Tu peux me dire comment on est censé savoir où aller avec ce truc ?"

Le guérisseur secoua de manière désinvolte le petit bout de papier. Il n'était pas encore sûr de l'expéditeur à cent pour cent et ne se moquerait pas de lui une fois à destination, mais ça, c'était quand même une erreur de débutant !
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Jeu 26 Aoû - 21:16
Le chant des oiseaux ainsi que le bruit du vent qui frotte entre les nombreuses branches des arbres touffues, autour de lui, était comme une douce mélopée aux oreilles de notre jeune Thalion. La respiration lente et régulière, le sommeil aussi léger qu’un brin d’herbe voletant dans l’immensité azur, Lucyas tentait tant bien que mal de rattraper la nuit passer à s’entrainer. Un léger sourire sur les lèvres il se rappela malgré tout cette sensation de liberté qu’il l’avait prit alors que ses flèches faisaient mouches quasiment à chaque fois, au centre des cibles. Et après on le reprochait de trop se prendre au sérieux, de se voir toujours au dessus des autres. Quoi qu’il en soit, il c’était vite écroulé, le derrière enfoncé dans l’herbe verte et bien fraiche, le souffle rauque, le visage humide de sueur. Il ne lui avait fallut pas plus de cinq minutes pour s’allonger, avec un long soupir de bien être, le coup rafraichit par l’humidité de l’herbe.

Le soleil montait donc doucement dans le ciel, montrant que la journée avançait gentiment. Mais ça n’avait pourtant pas l’air de gêner le jeune Lucyas, qui lui continuait de roupiller comme tout c’est mammifère, fana de ce sport si fabuleux qu’est la paresse. Mais était ce seulement dû à de la fainéantise ou simplement à cette envie quasi obsessionnelle de vouloir toujours aller plus loin dans ses entrainements. Et ça depuis qu’il était atterri dans ce charmant petit village en pleine forêt et qu’il avait fait la connaissance de tellement de personne extraordinaire, que ce soit sur le plan sociale ou professionnel. Et plus particulièrement le Maître Ugaya, ce fantastique spécialiste des armes à distance. C’est avec lui qu’il découvrit d’ailleurs cette passion sur ce bijou qui est l’arc, ainsi que sur les joies de la vie en pleine nature, la vie de chasseur si on peut dire.

Un choc sur le sommet de son crâne... Une vive douleur dans toute sa tête. Surpris, glapissant de douleur, il ouvrit difficilement ses yeux, embué de larme. D’abord sa vu étant complètement floue, elle s’éclaircit petit à petit sur un rude gaillard, très large d’épaule, les yeux pleines de reproche, des lèvres formées sur un large rictus, comme si la personne s’efforçait de retenir tout son flot de juron. Un frisson parcouru tout son dos, quand il reconnu cette personne, comme étant son Maître Ugaya. Mais à peine c’était il redressé en position assise, que la terre se mit à trembler sous les remontrances explosives du vieux maître. En tout cas ça lui fit l’effet immédiat, le jeune Thalion n’attendit pas une seule seconde avant de bondir sur ses jambes, le dos bien droit, le regard apeuré et les yeux baissé sur l’étendue verdoyante.

« Bon qu’est ce que tu attends pour réagir ? Je viens de te dire qu’on t’attendait pour une mission. Bouge-toi ! »

Les yeux écarquillés par une terreur sans nom (qui d’ailleurs, me demande bien d’où elle vient Oo), il bondit directe récupérer ses flèches, n’attendait pas son reste. Mais comme il avait eu la géniale idée de les disperser sur toute la zone, il lui fallut un bon moment pour tout ramasser, ce qui n’arrangeait pas l’humeur de son maître. Une fois que toute ses flèches est retrouvées le carquois à peau de chimère (sisi je vous jure Surprised) qui se trouve sur la hanche de notre jeune Archer insouciant, il n’attendit pas que son maître le presse, il était déjà parti en direction du village, son arc long passé sur son épaule. Son pas léger et rapide, ne faisait quasiment pas de bruit au milieu de la dense forêt de Firiel. Grâce aux nombreuses leçons de son maître, Lucyas était maintenant capable de se déplacer en pleine forêt sans se faire remarquer, sans laisser la moindre trace de son passage.

Pour traverser la forêt ça ne lui prit qu’une dizaine de minutes, gardant toutefois un rythme soutenu, pour éviter de se vider de ses forces trop vite. Mais la forêt aidait beaucoup aussi, lui fournissant l’oxygène qui faisait vivre ses muscles et lui permettait de transformer son effort en une nouvelle force. En arrivant devant l’entrée du village, il était transfiguré, son visage irradié de vie, normal on pourrait dire, pour une personne aussi amoureuse que lui de la nature. Tranquillement, reprenant son souffle avec de lente respiration, il pénétra dans le village, grouillant en cette heure ensoleillé et chaleureuse. Le bruit de ses pas attira l’attention sur lui, alors que tout les regards se tournaient vers lui, la tension grimpa irrémédiablement chez Lucyas. Il savait que personne ne l’appréciait dans le visage, à cause justement de sa façon d’être arrogant et de mettre le village toujours sans dessus dessous. Mais, il ne s’y habituerait jamais à leurs regards méfiants et pleins de reproche...

Mais aujourd’hui il n’avait aucune envie de leur montrer ce qu’il en pensait de ces regards. Il préféra traverser le village, au milieu de zone pleine de tension, sans y prêter attention. Au loin il aperçu deux personnes au milieu d’une place quelque peut excentrer du reste du village. En s’y approchant il remarqua l’un des maîtres, qu’il reconnu comme étant celle qu’on surnomme l’Immortelle. A ses côté se trouvait un jeune garçon qui devait avoir son âge. En approchant il réalisa que la femme le regardait avec une lueur de malice dans les yeux. Il en resta un moment incrédule, pour une fois qu’il n’y voyait aucune méfiance ou aucune reproche. Se détendant peu à peu il s’approcha d’eux deux. Il s’inclina poliment devant s’elle qui devait s’appeler Maître Mai. Puis vers son disciple, mais son regard se durcit sans qu’il y fasse attention. Et voilà c’était toujours comme ça avec lui, des qu’il était en compétition il ne pouvait pas s’en empêcher.

Heureusement pour lui, le disciple du Maître Mai, avait l’air complètement désintéressé par Lucyas. Raison de plus pour faire un effort pour ne pas lui en mettre plein la tête. Un bruit derrière lui, le fit se retourner. C’était son maître qui arrivait de sa démarche féline et assuré, comme à son habitude son regard était calme et posé. A peine arrivé qu’il expliqua la situation, ne voulant pas perdre de temps. Lucyas remarqua que son regard allait du disciple de Maître Mai à lui, en un mouvement de va et vient. Apparemment, ils devraient donc y allait tout les deux. Donc on pouvait dire qu’ils envoyaient un chasseur avec un gardien pour une foutu mission d’espionnage. Lucyas ne put retenir un petit soupir qui montrait que ça ne lui plaisait pas. Ça ne passa pas inaperçu pour son maître car il reçu une petite tape dans l’arrière de son crâne ainsi qu’une remontrance. La tête baissé, honteux, les joues rouges, il se tourna vers les deux autres pour voir leurs réactions, prêt à leur montrer qu’il n’était pas n’importe qui... Mais encore une fois il fut surpris par ce qu’il vut. Déjà le jeune disciple n’avait pas bougé, ni même réagit. Puis la lueur dans les yeux de Maître avait étrangement grandit, alors qu’un petit sourire fendait doucement ses lèvres.

« Bon alors êtes vous prêt à y aller ? »

Lucyas s’apprêtait à se proposer, mais le jeune homme à côté de lui le planta sur place. Sa voix était forte, mais sa verve était vraiment bizarre. Notre jeune Archer dû s’y reprendre à plusieurs reprises pour ne pas rire. Concentré sur ça il ne vit pas l’Immortelle s’avancer, ni n’entendit le début de ce qu’elle dit.

« ... Je préfère qu’il y aille seul, ça lui apprendra. Surtout s’il est tenté de refaire foirer une mission... Mais bon on ne change pas les incapables n’est ce pas ? »

Lucyas ouvrit de grand yeux en l’entendant le descendre ainsi, puis la tape dans le dos, lui donna des frissons. S’il avait était à sa place il aurait surement volé sur plusieurs mètres. Pourtant le jeune homme ne réagit pas, se contentant de rougir, comme lui juste avant. Finalement après avoir entendu tout ce qu’elle disait sur lui, il perdit l’envie de l’accompagner, et acquiesça en faveur de son idée...

----

« Bon voilà le topo... On vient de recevoir un message venant de notre ami Namidakiel, le disciple de Kate. Il demande du renfort, donc nos craintes étaient justifier. »

Lucyas se trouvait de nouveau sur la place qu’il avait occupé plusieurs heures plutôt, avec Namidakiel. Maintenant le décor était toujours le même, seul les protagonistes changeaient. Un jeune avec une chevelure étrangement verte se tenait à ses côtés. Il gardait également le silence. Alors que son maître faisait le passait au jeune homme à ses côtés. Il écouta attentivement la lecture du bout de papier. Prenant quelques secondes pour enregistrer tout ça, il comprit ce qu’il en retournait. Finalement, la forteresse devait être infiltré, mais avec autant de mouvement de troupe, y allait seul était de la folie. Lucyas se tourna vers le jeune homme aux cheveux vert pour voir sa réaction. Le rire moqueur qui sorti de ses lèvres, le surpris, plus encore le voir se tourner vers lui, avec autant d’exaspération dans ses gestes. Il senti sa veine de temps se contracter... Ce jeune homme lui tapait sur le système, sans savoir pourquoi d’ailleurs.

« Ne t’inquiète pas pour ça... C’est mon domaine alors occupe toi du tiens. D’ailleurs j’espère que tes talents sont aussi grands que ta gueule... Sinon on n’est carrément pas dans le pétrin, comme tu dis si bien. »

Notre jeune Archer se détourna de lui pour s’approcher de son Maître, cherchant son regard, le sien déjà concentré et résolu à accomplir sa mission jusqu’u bout. Il s’inclina devant lui.

« Je ne vous décevrez pas cette fois ci, maître. »

Il se détourna aussi de lui pour se retourner face au jeune homme à la chevelure verte. Le toisant de son regard, retenant avec peine d’être méprisant.

« Je m’appelle Lucyas si tu veux tout savoir. Et toi Chevelure Verte ? »

Puis il se détourna pour se diriger vers la sortie du village, d’un pas léger et confiant, la chimère à sa suite...
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Ven 27 Aoû - 13:39
Hichino avait encore du louper un truc car rien ne pouvait justifier l'attitude du pisteur. Qu'il fasse la tronche parce qu'il avait mal dormi, passe encore, mais qu'il devienne grossier pour si peu, ça relevait presque de la stupidité. Le guérisseur regretta un instant de ne pas avoir la stature d'une enclume bien proportionnée. Ou pas. Toujours était-il qu'il devait rester courtoi et ne faire aucune erreur, afin de pouvoir profiter pleinement de l'insouciance de ses pairs à ses propres fins. Oui, il n'y avait décidément que ça de vrai... Avec un visage pur comme le ciel et une expression aussi innocente qu'une demoiselle, le jeune thalion entreprit de se présenter, une main tendue amicalement (?) vers Lucyas.

"Enchanté ! Désolé de t'avoir fait peur tout à l'heure, je suis Tarte-aux-Fraises, mais appelles moi comme tu veux ! Et puis mes talents ne sont pas d'une grande utilité... Je suis si faible et fragile, jai souvent dit que je ne voulais pas me battre ni participer à tout celà, mais ils m'ont forcé ! Ouiiiin !"

*Tiens, prends ça dans les dents, tête de mazoute !*

Mimant à la perfection les sanglots appeurés d'un gamin traumatisé tant il avait l'habitude de le faire, il commença à ennuyer son petit monde. Car si le monde ne se courbait pas devant... Tarte-aux-Fraises, Hichino ferait s'inliner le monde. Du moins, en théorie...
Les yeux toujours larmoyants, le petit prêtre emboîta le pas de son compagnon, faisant attention de ne pas faire cogner son sceptre de cristal contre la flore environnante. Il ne savait toujours pas où aller, et face aux explications ô combien grandioses de son "pote" qui ne faisait apparement rien d'autre que se la ramener, il devait se contenter de suivre ce dernier comme un fils suivant son père.


"Aaaah...!"

Au bout de plusieurs minutes de marche dans les broussailles, le comédien feignit de s'être pris les pieds dans les racines, tombant à moitié sur l'archer avant se finir sa chute dans la terre. Quelques insignifiantes égratinures ornaient ses mains, ce qui lui permit d'en rajouter une couche. C'était décidé, il allait lui en faire baver ! Encore une chance qu'ils ne se connaissaient pas...

"Aïe, ça pique ! Je crois que je me suis également tordu la cheville... Tu pourrais m'aider à marcher jusqu'à destination ? Ca se trouve, ça va finir par passer rapidement et il serait bête que j'utilise un sort maintenant pour si peu !"

Son expression avait l'air des plus honnête et désolée possible. Ses yeux implorants n'osant pas regarder en face leur interlocuteur, feignant la honte et la gène. Gène qui entrainait un léger rougissement au niveau de ses joues, le tout accentué par un mordillement de doigt déformant sa lèvre inférieur. Oui, il avait vraiment l'air un petit chiot abandonné (ou d'autre chose, mais restons corrects) demandant un minimum d'attention afin de survivre.
Aaaah, ce qu'il pouvait s'aimer... Il ne restait plus que l'accord du gentil monsieur pour rejoindre leur troisième compagnon dont il ignorait encore l'identité. Bon sang, mais quand allait-il donc être mis au courant !?
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Lun 30 Aoû - 18:20
Le regard dur, la mine renfrogné, notre jeune Thalion regardait avec méfiance l’homme à la chevelure verte. Il ne pouvait vraiment pas le piffer, tout dans son attitude le mettait hors de lui. C’est donc avec une incroyable maîtrise de soi qu’il prit la main du jeune homme pour la serrer. Toutefois il se permit quand même d’y mettre un peu plus de forcer, pour lui montrer qu’il n’allait pas se laisser faire. Puis juste après il attendit patiemment qu’il se présente, une veine se gonflant dangereusement sur sa tempe. On le prenait pour un con, et il n’aimait vraiment pas ça, mais heureusement qu’il n’avait pas dit son dernier mot. Surtout que l’autre guignol s’amusait comme un petit fou à mimer un pauvre peureux. Mais il ne pouvait pas le tromper. Surtout si c’était un Thalion. Mais il allait payer cet affront. C’est donc avec un sourire charmant et polie qu’il lui répondit, le plus gentiment possible.

« Enchanté... euh... Tarte-aux-Fraises. Effectivement je comprends tout à fait que vous soyez comme ça. Ne vous en faites pas en sera là, le gardien et moi. »

Devoir agir comme ça avec l’autre Tarte aux Fraises lui donnait envie de vomir. Surtout fallait être débile pour penser à un faux nom aussi naze. Quoi qu’il en soit il ne lèverait pas le petit doigt pour l’aider. Ne fallait pas se foutre de lui. Quoi qu’il en soit il se détourna de lui et s’enfonça dans la forêt, faisant attention à toutes les branches et chaque obstacle il se dirigeait vers la forteresse. Son allure était cependant un peu trop lente à son goût, car il devait attendre sans cesse son compagnon, qui lui ne faisait que pleurnicher derrière lui.
Si ça continuait ainsi, il fallait s’en dire qu’il craquerait bien vite. Au lieu de ça il décida de se concentrer essentiellement sur les traces qu’avait laissées le gardien Namidakiel.

Mais alors qu’il avançait toujours un peu devant l’autre zozio à la chevelure verte, il entendit un petit cri qui venait de son dos. Se retournant il réalisa qu’en faite c’était l’autre guignol qui tombait sur lui, mais grâce à ses réflexes il amorti le choc, alors que Tarte-aux-Fraises tombait dans la boue devant lui. Là s’en était trop, en voyant cette scène si comique il ne put retenir son rire, qui résonna longtemps au milieu de la forêt, se répercutant entre chaque arbre.
En le voyant se plaindre poster à terre, son rire s’évanouit bien vite, alors qu’il sentait son sang faire qu’un tour. Non sans réussir à se retenir, il s’approcha du guignol, son visage impassible, ses yeux qui lançaient des éclairs.

« Tu vas te foutre de ma gueule encore combien de temps ? Désolé mais ça ne m’amuse plus, alors relève toi, faut qu’on se dépêche de rejoindre Namidakiel. Si on tarde trop ils risquent de le débusquer. »

Puis il se détourna de lui et s’avança vers un arbre pour prendre appuie dessus de sa main. Puis il tourna sa tête vers lui, le regard dur.

« Tu dois penser que je me la joue et tout. Mais désolé de te décevoir, je connais mes compétences, et ce que je peux faire avec. Actuellement je suis le seul de nous deux à savoir se débrouiller en pleine forêt. Donc si tu ne te dépêche pas je te laisse moisir ici. »

Sans un mot il reprit sa route vers le Gardien, agrandissant ses enjambées. Il ne devait plus perdre de temps, car leur compagnon était en danger, surtout avec une forteresse rempli et armé devant lui. Heureusement pour lui, les traces laissait par leur ami était assez visible, donc il pouvait suivre la piste assez facilement.
Au bout d’un bon quart d’heure il repéra enfin la Forteresse. De la où ils étaient Cheveux vert et lui pouvait voir les murs qui s’étendait loin devant eux. Regagnant de l’espoir, notre jeune Archer accentua le pas, alors qu’il voyait caché derrière un arbuste, un le jeune homme qu’il avait vu un peu plus tôt. Un sourire satisfait sur les lèvres il se rapprocha de lui, le pas félin et silencieux. Calmement il prit son arc long en main, on n’était jamais assez prudent.

« Salut toi ! Nous sommes les renforts, comme tu peux le voir. Qu’en est-il de la situation ? »
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Lun 30 Aoû - 20:17
[RAPPEL : Plusieurs jours d'observation se sont écoulés avant l'envoi du message ; ce RP se passerait deux jours après la tentative de prise de contact avec son maître, soit deux jours après l'infiltration à l'intérieur de la forteresse.]




Une deuxième journée mouvementée, mais vide de toute information. Certains de ses nouveaux coéquipiers étaient d'une maladresse telle qu'il n'avait pas hésité à se moquer d'eux en public. Être discret ne signifiait pas "ne pas se faire remarquer", car en agissant ainsi il éloignait les doutes à son sujet. Il s'était également créé un nouveau passé mais n'avait pas encore éprouvé le besoin d'en faire le récit à quiconque et il gagnait une sorte de respect de la part de certain, ou faisait germer le dégoût chez d'autres. Toujours était-il qu'il s'était désormais bien infiltré en peu de temps.
Toutefois, la nervosité le gagnait au fil des jours car les renforts qu'il avait demandés devaient coïncider avec ceux que la forteresse devait recevoir. Si tel était le cas, il suffirait de supprimer autant d'humains que de Thalions envoyés, ce qui serait plutôt simple étant donné que le soutien devait arriver en soirée, c'est-à-dire lorsqu'il était censé monter la garde. Seulement il ne lui restait plus que deux jours avant d'être remplacé - cette nuit puis la suivante - , après quoi il serait presque impossible de faire rentrer ses amis. Par ailleurs, s'ils arrivaient en pleine journée, ils devraient attendre jusqu'au coucher du Soleil et...
C'est sur cette pensée que Namidakiel les ressentit. Deux présences voilées par la nature et la pénombre s'étaient rapprochés avec discrétion et même si le Thalion ne les voyait pas, il savait qu'ils étaient à quelques mètres. Il se faufila derrière un buisson pour éviter qu'une éventuelle sentinelle ne les aperçoive, puis il attendit. Très vite, Lucyas lui adressa la parole.

«Qu'en est-il de la situation ?»

Le Gardien se retourna tout en gardant une mine impassible. Bon, une étape de franchie. Il observa lesdits renforts - Seulement deux ? Tant mieux, ça simplifiera les choses... - , et sourit légèrement en découvrant le conflit qu'avait provoqué ce duo. Deux personnages particuliers, même s'ils l'étaient tous au sein du clan, dont le couple avait dû provoquer quelques étincelles. Cela serait dur de les intégrer s'ils étaient ensemble, il fallait donc prier pour qu'ils soient séparés, ou ne parvienne à s'entendre.

«C'est étrange. Le fort est de plus en plus en effervescence. Les entraînements sont de plus en plus rigoureux mais ces hommes sont d'une faiblesse affligeante à part pour certains. Il faut découvrir d'où ils tirent un tel enthousiasme, mais avant... Le Gardien dévisagea ses deux interlocuteurs avant de reprendre, Qui êtes-vous ? ... Non ! Ne répondez pas. Vous n'êtes pas ceux-là, pas pour eux. Allons chercher vos identités. Ils ne devraient plus tarder maintenant...»

S'amusant de leur confusion, Namidakiel n'avait pourtant pas vraiment le choix. Il aurait certes pu les introduire à l'homme qui s'occupait de mener les nouveaux au fort, cependant il fallait passer outre le registre et avec des noms qui n'étaient sûrement pas répertoriés où que ce soit... Ils devaient voler l'identité de deux personnes isolées pour ne pas éveiller les soupçons. Pourtant, même ainsi, le défi était de taille ! Car si les deux malheureux avaient une voix ou une personnalité trop différente, alors Lucyas ou Hichino serait repérés, puis emprisonnés. De plus, si on leur demandait des détails sur leur vie antérieure sans qu'ils ne soient en mesure de répondre, ils seraient également découverts c'est pourquoi cette seconde étape était également l'une des plus difficile.
Après leur avoir expliqué les enjeux de cette "chasse à l'identité", Namidakiel ouvrit son sac pour en ressortir sa cape noire, qui ne bénéficiait heureusement pas des veines lunaires. À trois, ils pourraient facilement éliminer puis remplacer leurs victimes.

«Le protocole m'oblige à vous demander de rebrousser chemin si vous n'êtes pas sûrs d'y parvenir... Mais je sais que vous y arriverez, alors ne perdons pas de temps en questions futiles !»

Le Thalion venait de fixer Vaillégide à son bras gauche mais il n'avait pas pu apporter Vorpaline, sa fidèle épée ; ce qui n'avait pas beaucoup d'importance, la technologie de son bouclier lui conférant la plupart de ses pouvoirs. Il avança pendant quelques minutes tout en regardant sa boussole et s'arrêta lorsqu'il entendit les bruits de pas des troupes nouvelles. Elles étaient bien joyeuses pour des proies, mais il ne fallait pas oublier qu'ils n'étaient pas des ennemis. Il faudrait ligoter les heureux élus et les empêcher de parler, puis les laisser à l'abandon. Aucun échec ne pouvait être toléré, mais cela n'effrayait pas Namidakiel.
Ça l'excitait.




[PS : J'ai une idée très précise de comment faire évoluer le RP ; je n'en dit pas plus car si vous voulez le développer d'une manière différente, je ne veux pas vous entraver Wink . Toutefois si vous n'avez aucune idée, alors demandez-moi par MP ou... Laissez-vous entraîner dans la danse Smile .]
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Mar 31 Aoû - 18:05
Tout était fichu... Si Lucyas ne faisait même pas exprès de se bomber le torse à chaque mouvement, tout était fichu pour lui... D'où un individu pouvait-il être autant dénué du moindre sens de l'humour ou de la moindre sympathie ? Soupirant un bon coup, le guérisseur se servit de son sceptre pour se remettre sur pieds, puis frotta sa veste afin d'en enlever toute lapouissière accumulée. Cela fait, il poussa un nouveau soupire et suivit son guide, son visage exprimant à présent à son égard un ennui profond. Lui qui comptait s'amuser un peu pendant cette mission... Il allait finalement devoir se rabattre sur les menaces, comme d'habitude, afin de pouvoir se divertir un minimum.
Ils perçurent au bout de plusieurs minutes une ombre qui semblait être, d'après les paroles du pisteur, la cause de leur venue. Il eut encore l'espoir de pouvoir se rabattre sur son "deuxième compagnon inconnu" afin d'égayer un peu son petit séjour en territoire hostile. Du fond du coeur, il espérait que ce soit quelqu'un d'heureux, de rieur, d'amusant, de...


"Ô joie... Nami-de-mon-coeur..."

Décidément, cette mission était pourrie. Il était tombé sur les deux plus coincés du camp ! Le thalion vert doutait même qu'une quelconque personne puisse ôter de leur postérieur le balai qui semblait y être bien installé. Puis bon, ça n'était pas non plus comme si les deux zigotos avaient l'air d'être des plus joyeux au long terme. Une seule question lui était alors venu à l'esprit : pourquoi était-il venu ? Méritait-il vraiment le calvaire qu'il allait devoir endurer ici ?
Aucune idée... Mais bon, il fallait qu'il joue le jeu jusqu'au bout... C'était le seul moyen de sauver le navire apparemment...


"Tarte-aux-Fraises au rapport... Vu qu'apparemment on n'a pas notre mot à dire, est-ce que l'homme le plus courageux du monde et son ami qui "a pleinement conscience de ses compétences" ont une ombre de plan pour s'infiltrer ? Nan parce que sérieux, je sais même pas c'est quoi c'te "mission suicide" ! Je suis venu parce qu'il y avait besoin de renfort, mais entre Tête-de-Mazoute qui, malgré que je lui ai dit, n'a toujours pas voulu me dire ce qu'il allait falloir faire, et monsieur Balai-Serpillère qui fonce direct sans exposer son plan, je dois vous avouer que je sens moyen moyen le développement des oppérations ! Et autre chose, si c'est question -comme il me semble l'être- d'espionnage, j'aimerais en être informé afin de pouvoir dissimuler en conséquence ce que je ne pourrai emmener avec moi sur le terrain !"

Il désigna son manteau de fourrure vert anis puis soupira une nouvelle fois. S'il continuait comme ça jusqu'au bout, il était évident qu'il ne se ferait pas de vieux os ! Une autre chose paraissait également évidente : il en voulait encore à Namidakiel pour ne pas se rappeller du fameux jour si important à son coeur...
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Jeu 9 Sep - 19:19
En arrivant sur les lieux, son regard impassible c’était posé sur le jeune Gardien, celui là même qu’il avait rencontré plusieurs jours auparavant. Il ne savait pas de quoi il était capable, ni s’il était plus du genre de l’autre guignol derrière lui. En tout cas Lucyas aller devoir faire un effort pour que la mission ce passe bien. Il n’avait pas envie que tout foire, car l’un d’eux aurait mal prit une réflexion, ou quelque chose dans le même genre. Mais il savait que le plus dur serait surtout de calmer l’autre Chevelure verte derrière lui. Car il était bien parti pour mettre le désordre dans l’équipe. Et notre jeune Thalion n’avait vraiment pas envie de mourir, surtout si la bêtise venait d’un membre de son équipe. Quoi qu’il en soit il écouta calmement le rapport de son équipier, les yeux toujours impassible, aux aguets, scrutant entre les arbres avec prudence.
Mais il du détourner la tête pour dévisager le Gardien, il venait de dire quelque chose qui le laissa perplexe. Mais il n’eut pas le temps de dire quoi que soit qu’il recommençait à parler. Les sourcils froncés il jeta un regard noir à Namidakiel. En quel honneur il leur disait ça, ils avaient pas vraiment eu le choix de venir. Et puis il était tout à fait capable de se faire passer pour quelqu’un d’autre.

« Ne t’en fais pas Namidakiel, je devrais y arriver sans trop de problème. Après le souci c’est de choisir des cibles qui soient nouvelle dans le camp. Car des anciens, si on nous pose des questions on risque de se faire trahir. Mais ça je suis sur que tu l’as déjà pris en compte. »

Il se tut alors qu’il voyait son confrère s’armait calmement. Un petit sourire, discret, aux lèvres il prépara son arc, le serrant fort de la main gauche. Le cuir souple de la prise accrochait bien sous ses doigts fin. Des bruits de pas résonnèrent à ses oreilles, il se retourna vers la source du bruit. Namidakiel si approchait déjà. De son pas souple et silencieux, il avança à sa suite, l’arc prêt, une main posé sur son carquois au cas ou. En contre bas, il pouvait voir une petite troupe de renfort qui approchait de la forteresse. Heureusement que les branches et divers feuillages leur permettaient d’être invisible à leurs yeux.

Alors qu’il s’apprêtait à demander à Namidakiel, le plan pour récupérer trois identité, il senti ses oreilles bourdonner, alors que l’autre guignol ouvrait sa bouche pour déblatérer encore une fois des plaintes. Sur le point de craquer, il se retient quand même, se contentant de se retourner, avant de lui répondre avec un regard glacial et froid, lourd de menace.

« Tu pourrais te taire un peux ? Tu vas nous faire repérer. Et déjà si je t’ai rien dis c’est que j’attendais que Namidakiel te l’explique, car c’est pas mon point fort… »

Puis il se stoppa, préférant ne rien dire, car il se sentait à la limite d’exploser. Se détournant de lui, il se retourna vers Namidakiel. Le regard sérieux et réfléchi.

« Je vais m’avancer pour compter les renforts. Je reviens. »

Puis sans un mot il s’enfonça silencieusement dans les fourrés, ses pas lent et silencieux, pleins de prudence. Puis il s’accroupi dans un fourré ou il pouvait voir parfaitement le détachement de troupe. Calmement il compta mentalement chaque tête présente. Finalement et heureusement pour eux ils n’étaient pas si nombreux que ça. C’est donc calmement et silencieusement qu’il se détourna de la scène pour retourner vers ses deux équipiers. D’un murmure il annonça à Namidakiel le nombre de soldat dans le détachement.

« J’en est compté huit. Je ne sais pas si ça ira… Mais si on arrive à choper trois retardataire ça pourrait être parfait. »

Il marqua une pause. Réfléchissant à ce qu’il venait de dire, ne voyant malheureusement rien de mieux. Mais peut être que les deux autres auraient une idée.

« Après faut pas rêver… avoir pile poil trois retardataire c’est plus qu’un coup de chance après… Et vous deux vous avez des idées ? »
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Jeu 9 Sep - 19:55
Le souffle du vent glissa bruyamment autour des trois Thalions, ombre pesante sur le trio. Le bruissement des feuilles s'était tu, le temps s'était suspendu. Seule la pression s'agitait, véritable lame de fond qui giflait les trois jeunes hommes. Une pression qui n'était qu'en puissance, mais qui se réveilla à la réponse du prêtre. Quelle malchance avait pu contracter le Gardien pour tomber sur un si piètre renfort ? Non seulement le Thalion n'était pas un combattant mais en plus il s'autorisait le luxe d'arriver sans s'être renseigné au préalable ! Sans compter que sa (trop) longue tirade était teintée d'une nuance malsaine d'arrogance. De toute évidence, il n'avait pas compris qu'il était tout proche de l'ennemi et qu'ils risquaient tous de se faire repérer... Ayant fixé le guérisseur de ses pupilles inexpressives tandis que Lucyas, il attendit que l'archer partît en reconnaissance puis essaya tant bien que mal de chuchoter malgré la colère qu'il réprimait avec difficulté.
«Je vois que ta rancoeur ne s'est pas effacée. Mais nous sommes en mission, pas au coin du feu. Quant aux détails, pourquoi diantre n'as-tu rien demandé aux Maîtres ? ! Si tu ne viens que pour la ballade, alors tu peux te promener vers le campement. Je t'ai expliqué les circonstances et ce que nous ferons une fois que tu auras retrouvé le minimum de bon sens. Bien sûr que c'est une mission d'espionnage, et d'infiltration pour être plus exact. Maintenant, à moins que tu ne souhaites laisser s'éloigner vos futures couvertures, cesses immédiatement de bavarder et occupons-nous de ces humains. Je serai plus loquace lorsque nous aurons le temps de bavasser, ce qui n'est pas le cas pour l'instant. Attends.»
Il avait été cinglant, non pas dans le but de blesser son coéquipier, mais parce que c'était sa mission ; il lui incombait d'éviter qu'un seul d'entre eux ne se fasse repérer. Cette mise en condition immédiate était par ailleurs un test pour savoir s'il pouvait faire confiance à ses camarades, or comment se fier à quelqu'un qui remettait en doute la maîtrise de la situation ? Hichino ne lui faisait apparemment pas confiance et leur querelle dernière en était sûrement la raison.
Lucyas revint, il lui rappela combien étaient les renforts : au nombre de huit, le Gardien les avait observé pour cerner leur psychologie mais surtout pour leur nom car ils étaient la clé de cette forteresse imprenable. Il s'arrêta brusquement et tout son corps se raidit. Un bruit venait de siffler, comme un bout de bois écrasé. Le Gardien avait disposé plusieurs pièges tant pour ralentir les humains que pour les empêcher de le remarquer si bien qu'une rumeur avait germée : celle d'un monstre qui tuait violemment tous les imprudents. Il l'avait ensuite entretenue pour l'utiliser dans un cas comme celui-ci, seulement si toute la garnison arrivait, ils n'auraient pas le choix. Il leur faudrait se replier et faire une croix sur leur mission. Ce qui ne devait arriver en aucun cas.
Namidakiel balaya donc prestement les lieux du regard et vit un humain, plus ou (et surtout) moins caché derrière un buisson. C'était un être prétentieux qui n'attendait que l'occasion d'ériger sa gloire. Occasion qu'il avait trouvée, à moins que ce ne fût seulement vers sa perte qu'il s'était dépêché. Il n'en demeurait pas moins qu'il était dangereux si bien que le Gardien se mit en garde tout en le fixant des yeux pour indiquer sa position au cas improbable où ses deux coéquipiers ne l'auraient pas remarqué.
«Ne bougez surtout pas. Je vais lui donner l'illusion qu'il a vu un monstre, après quoi il se précipitera vers les autres. Ensuite, la plupart vont se presser pour rentrer au fort alors que quelques-uns - trois j'espère - reviendront pour s'en occuper. C'est ceux-là qu'il faudra remplacer. Et tuer l'éventuel surplus.»
Le Gardien posa ensuite un masque sur son visage pour éviter d'être repéré, puis s'avança hors de sa cachette. De là, il plongea ses prunelles crépusculaires directement dans celles de l'étranger pour lui lancer un sort d'illusion. Sous les yeux hagard du jeune homme, le monstre que ses pires cauchemars donnaient forme poussa un cri tonitruant qui le paralysa. Il sentit ensuite les griffes chimériques de la chose le balafrer avant de le faire planer sur plusieurs mètres.
L'homme n'avait en réalité pas bouger mais son rêve venait de disparaître ; il n'en était pas autant de sa peur qui rongeait son estomac, ni de la douleur illusoire qui aurait entaillé ses frêles joues. Il s'apprêtait donc à entamer une folle course en direction de ses camarades pour leur faire part de son noble exploit, une lutte héroïque menée avec bravoure...
«Et s'ils viennent tous, nous les tuerons tous.»
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Jeu 9 Sep - 21:36
Les nouvelles allaient et venaient, bonnes et moins appréciables, au gré des réponses de chacun des individus. Si tout l'ennuyait toujours autant et qu'il ne savait toujours pas quelle était sa mission, Hichino avait tout de même fait une découverte qui le soulageait légèrement : Lucyas n'était pas un mauvais bougre ! Bon, il fallait bien avouer qu'il était grognon, arrogant, hautain et snob, mais il avait au moins une raison crédible et valable de le faire à chaque fois. Du moins maintenant davantage qu'avant. Rien que cette petite découverte suffisait à rendre joyeux le petit thalion qui s'empressa de bondir sur son compagnon archer en le serrant dans ses bras. D'une voix suffisamment peu élevée, il tenta à sa manière d'enterrer la hache de guerre.

"En fait t'es juste un timide tout gentil qui veut bien faire ! Alors moi aussi je vais bien faire !"

Cette brève parole faisait office de promesse. Et question promesse, valait souvent mieux se trouver du côté du guérisseur. Et malheureusement Namidakiel n'y était pas. Le guerrier n'avait toujours pas répondu précisément à la demande du petit homme vert qui se voyait de moins en moins faire équipe avec un chef aussi piètre que cela. De plus, au lieu de laisser tout le monde exposer calmement ses idées afin d'envisager toutes les possibilités que leur offrait leur situation et leurs compétences, l'homme à la cape sombre avait pris l'initiative de lui même sans demander ne serait-ce qu'une approbation de la part de ses coéquipiers.
Et ce genre de comportement ne plaisait absolument pas à Hichino. Un tel manque de respect ne pouvait que rester graver dans la mémoire rancunière du prêtre qui allait lui faire payer comptant sa détermination à deux sous.
Ce fut donc après sa brève accolade avec Lucyas que le guérisseur se tourna joyeusement vers Namidakiel, un air qui indiquait clairement qu'il lui en voulait sur le visage. Lorsqu'il s'adressa à son compagnon aux cheveux de cendres, sa voix avait en revanche retrouvé tout son sérieux et son aigreur qu'il gardait pour les gens qu'il répugnait.


"Tu me fais gerber, Namidakiel... Pardon d'être aussi clair avec toi, mais si moi j'ai une grande gueule, toi t'agis pour rien. Si c'est toute la base qui se ramène, on est carrément morts et en plus on va se faire sérieusement engueuler par les maîtres. Alors pardon mais moi, j'ai pas envie de mourir, surtout quand je sais pas pourquoi..."

Et le jeune homme tourna les talons vers la forêt d'où ils venaient. Avant de s'enfoncer dans les sous-bois, il posa une main sur l'épaule de l'archer et lui chuchota d'une voix qui se voulait virile quelques paroles afin de montrer ses véritables intentions.

"Ne t'inquiète pas mon chou, je te protègerai..."

Un sourire perfide sur le visage, il s'en alla donc un peu plus loin, laissant les deux autres dans leur pétrin. Il savait que les deux autres avaient trop d'amour propre pour oser le suivre ou le rattraper -surtout que cela leur vaudrait une humiliation de la part d'Hichino- ce qui lui permit d'entamer son plan sans encombre. A l'ombre d'un chêne, le jeune homme s'empara de son amulette et prononça une incantation.

"Alfera, I'm your son. Please, let us be one ! BLIND"

Après l'apparition du sceau qui laissa échapper une lumière verdâtre étouffée par la verdure ambiante, la présence d'Hichino devenait un doute. Lentement, prenant garde de ne pas réveiller la forêt en marchant, le thalion ôta son manteau qu'il glissa sous une racine et retourna auprès de ses compagnons afin d'agir au moment opportun. Caché derrière un tronc large, il pourrait ainsi lancer ses sorts tranquillement.
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée. Dim 26 Sep - 12:55
En revenant de son poste d’observation, notre jeune Lucyas avait remarqué que la tension dans la cachette avait changé. Le regard que se lançaient les deux équipiers du jeune Thalion montrait qu’ils avaient dû s’expliquer pendant son absence. Un long soupir traversait sa gorge alors qu’il allait se remettre en position dans les buissons, son arc toujours à la main. Effectivement on ne savait jamais ce qui pouvait se passer. Il avait déjà placé une flèche, posé contre la corde, bien que pas encore tendu. Son regard d’aigle, d’une couleur rouge terne regardait vif et rapide chaque recoin autour d’eux, à la recherche de la moindre présence.

Soudain un bruit attira son regard un peu plus loin. Où exactement il ne pouvait pas le dire, quoi qu’il en soit, Namidakiel le vit aussi. Alors qu’il tendait doucement son arc, la flèche encoché, il c’était redressé, le dos bien droit, son genou d’appui enfoncé dans l’herbe humide, mouillant par la même occasion son panta-cour en bas. Les bras lever, l’arc positionné dans une position perpendiculaire au sol. Sa corde était tiré jusqu’à sa tête de façon à se que l’empennage de sa flèche se pose proche de son œil de visé. Malgré les paroles de son camarade Thalion, il préféra rester en position, la pointe de sa flèche posée sur le front du soldat, qui lui émergeait doucement des sous bois.

Mais curieux de voir les capacités de Namidakiel, il en oublia momentanément le soldat, ses yeux rivaient sur le Thalion, alors qu’il se mettait un masque. Pour notre jeune Thalion, tout se passa tellement vite qu’il cru que rien ne c’était passé. D’ailleurs Namidakiel n’avait rien fait… Alors que le soldat lui, paralysé par la peur c’était retourné pour rejoindre sa troupe. Interloqué un moment, Lucyas baissa son arc, lâchant par la même occasion sa corde. Se tournant vers son coéquipier, il resta un moment à le regardait, avant qu’il trouve enfin les mots.

« Il c’est passé quoi exactement… ? Je l’ai vu venir, puis d’un coup il est repartie, une expression d’horreur sur le visage…»

Puis il se tourna vers son second camarade Hichino, qui lui venait de nouveau d’ouvrir sa bouche, mais cette fois ci pour pester contre Namidakiel. Bien qu’il avait envie de dire quelque chose il préféra se taire, surtout que là ça ne concernait que les deux autres Thalion. Il se contenta d’écouter les remontrances du jeune homme à la chevelure verte. Puis alors qu’il partait, il entendit les messes basses qu’il lui sortie. Sans comprendre pourquoi il se senti s’empourprer, ses joues virèrent aux rouges tomates. Puis il plongea ses prunelles flamboyantes dans celle du jeune Thalion en face de lui.

« Merci… »

Il ne trouva rien d’autre à dire, alors qu’il le regardait partir de sa démarche nonchalante. Mais le sourire sadique qui en suivit par contre lui fit comprendre qu’il faisait ça pour les mettre en difficulté. Trop interloqué pour réagir, Lucyas dû s’y reprendre à plusieurs reprises pour se tourner vers Namidakiel et pour le questionner.

« On fait quoi maintenant ? Surtout que à deux si toute la troupe revient on aura du mal à tous les tuer… »

Calmement et sans attendre de réponse, Lucyas décida qu’il devait agir vite. De son pas leste et léger, il s’approcha du bord de leur cachette, en poussant les buissons il se positionna pour observer les réactions de la troupe en bas. Son arc de nouveau prêt, il tirerait si nécessaire.


[HRP : Si je dois ajouter plus d'action à la fin vous me le dites, je savais pas quoi mettre ><]
Sujet: Re: Une forteresse un peu trop animée.
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